« Le jury de Cap réussite ne juge pas : son rôle est de mettre en confiance ! »
 

Catherine Le Davay est la créatrice du fonds de dotation du projet « Cap Réussite  ». Elle consacre une partie de son énergie à promouvoir le mentorat bénévole. Selon elle, le mentor et le mentoré développent des échanges humains et désintéressés. Dans cette relation, un chef d’entreprise expérimenté contribue à la réussite d’un porteur de projet : un véritable pied à l’étrier, pour donner toute la confiance et l’énergie nécessaire qu’il faut pour réussir. 

Les candidats de Cap Réussite devront bientôt défendre leur projet devant un jury, dont les membres sont des chefs d’entreprise ou bien des techniciens expérimentés. Catherine Le Davay participe à la composition du jury. Elle sélectionne avant tout des « juges bienveillants », qui se distinguent par leur ouverture d’esprit. 

Quels sont les critères que le jury prend en compte dans la présélection des candidats ?

Leur projet de création ou de reprise d’entreprise doit se situer dans le département de la Loire Atlantique et ce projet ne doit pas avoir plus de 3 ans. Et c’est tout ! Nous voulons ouvrir ce concours à un maximum d’entrepreneurs quels que soient la taille du projet, le caractère innovant, l’activité …. Le jury ne s’attardera pas plus sur l’âge ou le diplôme du créateur. Les principaux critères de sélection de « Cap Réussite » reposent davantage sur des qualités humaines des candidats : leur motivation et capacité entrepreneuriale ainsi que leur ouverture à l’échange. 

Justement, comment le jury s’y prend-il pour déceler les qualités humaines des porteurs de projet ?

Le jury teste leur capacité entrepreneuriale. Ont-ils le désir de concrétiser réellement un projet cher à leurs yeux ? Pour entrevoir ces qualités,  nous nous arrêtons par exemple sur leurs expériences dans le milieu associatif, sportif ou bien leur engagement bénévole. Le candidat a-t-il fait preuve d’initiative, de courage ? Nous examinons en quoi ils ont démontré ce gout d’entreprendre dans leur parcours.

Et l’ouverture à l’échange ? Quelles sont les attentes du jury? 

Cap réussite est un projet de mentorat. Pour choisir les lauréats, le jury s’efforce de comprendre si le candidat est à l’écoute et s’il a envie d’échanger, pour progresser, avec un autre chef d’entreprise. Manque-t-il de confiance et souhaite-t-il en acquérir ? Cette dernière est indispensable pour devenir chef d’entreprise. Le jury va donc tâcher de déceler chez le candidat une certaine appétence pour le travail collaboratif et non un comportement de « consommateur » de services gratuits.

Qu’en est-il du projet d’entreprise en lui-même ? 

Le jury n’est pas là pour juger de l’essence du projet mais avant tout de sa faisabilité concrète. Il s’attarde sur les moyens et sur la motivation mis en œuvre par le porteur de projet. Ce dernier a-t-il déjà testé son projet auprès de ses proches ? S’est-il confronté au marché ? Connait-il ses concurrents ? A-t-il réussi à s’adapter aux premières critiques ? En bref, nous nous demandons si le candidat a déjà engagé des efforts pour concrétiser son projet. Bien sûr, dans la sélection des lauréats, les moyens techniques et financiers comptent également mais viennent après les facteurs humains que j’ai mentionnés précédemment. 

Comment sont sélectionnés les membres du jury ?

Environ huit personnes, sélectionnées par mes soins et ceux d’André Rodriguez , composent le jury. Des chefs d’entreprise en activité en forment la moitié. L’autre partie est constituée de cadres qui sont choisis pour leur qualité d’expert dans divers domaines : juridique, financier, marketing, gestion… Nous veillons à ce que les membres du jury aient envie d’écouter des parcours humains : ils savent déceler chez les autres des qualités ainsi qu’une envie d’entreprendre. 

Comment se déroule l’entretien ? Est-ce impressionnant pour le candidat ?

L’entretien dure une vingtaine de minutes pendant lesquelles le candidat expose son projet. S’il le veut, il peut s’appuyer sur une présentation numérique. Ensuite, le jury et le candidat discutent à bâton rompu. J’insiste bien sur le fait que le jury n’est pas la pour juger ! D’ailleurs, je n’aime pas trop le mot de « jury ». Le porteur de projet est là pour se présenter et convaincre.  Pour lui, c’est déjà une première manière de tester son idée en la défendant face à des gens qui ont de l’expérience. Se confronter au jury de « Cap Réussite », c’est donc une façon de prendre confiance en soi et en ses idées.   

Futurs candidats : il n’est pas trop tard pour vous inscrire au concours de « Cap Réussite ». Vous avez jusqu’au 15 octobre. Cliquez ici pour vous inscrire.  

 

 

Catherine Le Davay est la directrice générale de l’Association de gestion et comptabilité Asartis. Depuis 1972, Asartis accompagne les petites et moyennes entreprises dans plus de 60 secteurs d’activités : artisanat, commerce, service ou industrie. 16 agences de proximité sont réparties sur les départements de Loire Atlantique et du Maine et Loire.        

En créant le fonds de dotation « Cap Réussite », Asartis s’engage à soutenir le démarrage et la pérennisation des jeunes entreprises, à travers le mentorat