Interviews des mentorés
 

 
 
 

« Connais-toi toi même ! » une première étape essentielle pour réussir son entreprise. 

SK-ITC, l’agence nantaise de communication visuelle, fête ses deux ans. Sa dirigeante, la Nantaise Séverine Guerrier a bénéficié d’une année de mentorat en devenant lauréate du concours Cap Réussite 2015.  Au fil des rencontres avec ses mentors, la jeune créatrice a peu à peu réalisé que l’une des clés de la réussite passait d’abord par une démarche d’introspection.  

Comment avez-vous découvert le mentorat et le projet Cap Réussite ?   Il y a deux ans, j’étais à la recherche d’un cabinet comptable pour le démarrage de mon entreprise : SK-ITC . J’ai fait la rencontre des équipes d’Asartis, à l’initiative du projet Cap Réussite. Ils m’ont poussé à présenter ma candidature pour développer mon entreprise en bénéficiant d’un an de mentorat. Je me suis reconnue dans leurs valeurs et me suis soumise à l’exercice. J’ai eu l’heureuse surprise d’être lauréate en décembre 2015.

 
 
 

Perrine Lacroix-Morel : réhabiliter et améliorer le bâtiment

A l’issue d’études supérieures dans le domaine de l’architecture d’intérieur, c’est finalement dans le secteur des ressources humaines que Perrine Lacroix-Morel a d’abord construit son parcours professionnel. Depuis 2014, bien décidée à effectuer une reconversion professionnelle, Perrine se trace une nouvelle route : « J’ai repris mes études à l’IUT de Saint-Nazaire pour suivre une formation sur les techniques de l’amélioration du bâtiment. Un professeur m’aide à mettre le pied à l’étrier en me faisant travailler autour de ses projets. Je suis aujourd’hui à mon compte, impatiente d’attaquer cette nouvelle aventure professionnelle ». 

Retour à ses première amours : l’architecture et le bâtiment.

« Je propose aujourd’hui des solutions d’aménagement, en architecture d’intérieur et en rénovation, pour les particuliers ainsi que pour les professionnels. Je m’appuie sur ma formation artistique pour proposer de véritables solutions originales et personnalisées. Je dessine les plans en 3D et je m’assure par la suite de la mise en relation entre le client et les artisans qui assurent, eux, la maîtrise d’œuvre ». 

Cap Réussite : l’envie de prendre de la confiance en soi.

« Je considère que je possède la fibre entrepreneuriale. Grâce à mon passé professionnel, les techniques de management font partie de mes points forts. En revanche, je me sens quelque peu désemparée face au développement commercial de mon projet. C’est de ce côté que je demanderai d’abord de l’aide à mon mentor qui a travaillé pendant de nombreuses années dans le secteur du bâtiment. J’espère qu’il m’aidera à construire mon réseau. Dans le bâtiment, j’ai cru comprendre que le bouche à oreille fonctionnait plutôt bien ».  Pour cet accompagnement, Perrine aura la chance d'être mentoré par Jean-Pierre Flamant.

 

Dylan Deshayes : « DevDu » Le guide local collaboratif

Le projet de Dylan, « DevDu », voit le jour entre Nantes et Saint-Nazaire, à Donges. Fatigué des remarques incessantes sur l’absence de dynamisme de sa commune, Dylan, ingénieur en informatique, a voulu prouver le contraire. Fi ! « Donges.fr », la première version de son projet recensant les infos locales de la communde de Donges a connu son petit succès. Les internautes en redemandent et Dylan poursuit désormais un projet plus ambitieux !

« Comment ça, il ne se passe rien dans mon bled ? »

Encouragé par l’accueil de Donges.fr, Dylan organise en 2015 une campagne de crowdfounding pour lui permettre de développer « DevDu ». « Le grand principe de ce guide local collaboratif est de regrouper toutes les informations locales de manière à leur donner une visibilité. Toute information, qui répond aux exigences du développement durable, peut apparaître sur la plateforme. Les associations, les commerçants ou les mairies sont en demande », décrypte Dylan. « Aujourd’hui, DevDu s’intéresse à une zone pilote qui couvre 3 communes entre Nantes et Saint-Nazaire. J’ai le projet de développer DevDu à un niveau régional dans un premier temps, international par la suite »

Comment gérer la croissance de « DevDu » ?

« J’accorde énormément de mon temps au développement de DevDu et j’ai frappé à la porte du projet Cap réussite car j’ai besoin de savoir si je travaille bien dans la bonne direction. J’ai peur de me tromper ! Le mentorat va m’apporter un regard extérieur sur ce que je fais et me rassurer sur de nombreux points. J’ai besoin d’aide pour faire de DevDu une franchise autonome. J’ai la chance d’avoir deux mentors. André Rodriguez va m’enrichir de son expérience de chef d’entreprise ainsi que de sa vision transversale des projets. Alexandre Hénon, responsable des partenariats commerciaux de Groupama, va me procurer les bons outils pour réussir ma communication et mes démarches commerciales ». 

Retrouver le projet de Dylan Deshayes : https://www.devdu.bzh

 
 

Sylvie Cordenner : « Couteau Suisse Production »

Après une première expérience professionnelle menée dans le monde anglo-saxon, à Dublin, Sylvie a posé ses valises, ses appareils photos et ses caméras à Nantes. Depuis deux ans, elle développe « Couteau Suisse », une société qui offre une palette d’outils de communication, photographiques ou audiovisuels, sur mesure, à destination des professionnels. « Si je m’épanouis aujourd’hui dans mon travail c’est parce qu’il m’offre un bel équilibre entre la création, la technique et l’humain », admet Sylvie.

Du story telling : on veut entendre des histoires !  « J’aime le story telling car cette technique apporte une véritable intelligence à l’art de communiquer. Au sein de mon travail, j’attends que l’on me parle de moments de vie pour pouvoir faire jaillir des émotions car il ne faut surtout pas oublier que l’humain demeure au centre de n’importe quelle activité professionnelle. Le story telling permet de rendre la communication mémorable. Et ce n’est pas rien ! En effet, les gens se souviendront davantage de l’anecdote que d’un message corporate officiel ». 

2017 : l’année de la prise de décision.  Je participe à Cap Réussite car j’y trouve d’abord un beau moyen de pouvoir échanger avec d’autres. Par rapport à mon projet d’entreprise, j’ai aussi une question de taille à trancher en 2017 : quel sera le meilleur choix pour le développement de mon activité ? Je suis actuellement en situation de portage salarial à l’Ouvre-Boîtes 44. Le point de vue de mon mentor va sûrement être une occasion de prendre du recul et m’aider à prioriser mes démarches. Mon mentor, Philippe Perreau, bien ancré dans le tissu économique local, va aussi m’ouvrir son réseau professionnel ». Retrouver le projet de Sylvie Cordenner : http://couteausuisseproduction.fr  

 
 

Sébastien Guston : « Je veux apprendre à maîtriser la croissance de mon entreprise »

L’aventure de SO CLEAN a débuté en mai 2015. Pour les professionnels, Sébastien propose un service de nettoyage industriel à dimension humaine. « Dans mon secteur d’activité, les techniques de management sont souvent difficiles et n’ont pas le souci du bien-être des salariés. Je m’oppose à ces pratiques et c’est pour cela que toute l’organisation de SO CLEAN est tournée vers l’épanouissement des personnes qui y travaillent ».

La croissance de l’entreprise, qui compte déjà une quinzaine de salariés, est rapide. « J’ai choisi de participer au concours de Cap Réussite parce que SO CLEAN grandit vite et je vais bientôt avoir besoin d’un coup de pouce pour apprendre à mieux gérer ma trésorerie. Je souhaite aussi obtenir des conseils pour adopter une bonne stratégie de développement. Je crois bien que je vais avoir besoin de l’expérience d’un mentor ! »

 

Fabienne Bunel : « Je ne veux pas m’isoler ! L’idée du mentorat me plaît »

En juin 2016, un joli site a fait son apparition sur la toile : Marie-Paris.fr . L’internaute y conçoit la chaussure de ses rêves qui sera ensuite confectionnée dans des ateliers choletais. « Je mûrissais le projet de Marie-Paris depuis longtemps déjà. Je trouvais les modèles de chaussures proposées dans les boutiques du centre-ville un peu monotones. Avec le site internet, vous choisissez votre couleur, les boucles que vous voulez, vos lacets… bref, les possibilités sont plus réjouissantes » explique Fabienne Bunel, à l’origine du projet.

« J’ai choisi de participer au concours de Cap Réussite car je ne veux pas m’isoler dans mon projet. J’ai beaucoup de questions à poser à mon mentor » poursuit Fabienne, anciennement responsable marketing dans une centrale d’achat sur Nantes. « Le marketing, je connais ! En revanche, je dois apprendre à faire fonctionner mon entreprise, maîtriser sa gestion quotidienne ainsi que son financement. Les conseils d’un mentor, quelqu’un qui a un peu de bouteille, me permettront sûrement de bien anticiper le futur de Marie-Paris ». 

 

Anaïs Pichon : « J’ai besoin que l’on me dise dans quel ordre il faut construire son projet » 

Le « P’tit Poids », future épicerie sans emballage, prend racine dans les valeurs d’Anaïs Pichon : « je me demandais comment je pouvais limiter mon empreinte environnementale au quotidien ». Soucieuse de réduire sa production de déchet, Anaïs n’était pas satisfaite de sa manière de consommer : « Pour dénicher des produits sans emballage, il faut se rendre dans le centre-ville de Nantes. Or, j’habite à Couëron. L’idée du P’tit Poids est d’offrir un mode de consommation respectueux de l’environnement aux gens qui ne sont pas de Nantes ou qui habitent à la campagne. Je cherche à travailler avec des produits qui viennent le plus possible du local et qui sont issus de l’agriculture biologique ou raisonnée ».

Anaïs admet tenir la fibre commerciale de sa mère. Pour autant, elle a conscience du rude parcours qui l’attend pour créer son entreprise : « Je veux savoir comment m’organiser. A quel moment dois-je aller voir les banquiers ? A quel moment faut-il s’installer dans un local ? Je suis sûre que je vais pouvoir profiter des conseils d’un chef d’entreprise qui s’est lui-même posé ces questions ». 

 

Chrystèle Robin : « Des personnes qui ont envie de donner un peu de temps pour aider les entrepreneurs qui se lancent ? Le principe du mentorat est génial ! »

L’idée de « Plaine de Jeux », le projet de Chrystèle est née d’une expérience bénévole : « Au sein de ma commune, Savenay, je suis membre d’une association adressée à la jeunesse. Je constate donc au quotidien que les aires de jeux ne sont pas adaptées aux personnes en situation de handicap ». C’est à partir de cette prise de conscience que Chrystèle a commencé a développé « Plaine de Jeux », une structure qui permettra à tous les enfants, leurs parents et leurs grands parents, en situation de handicap ou non, de venir jouer ensemble.

Chrystèle, qui s’enthousiasme pour le mentorat, va demander des conseils pour pouvoir maîtriser au mieux le financement de sa structure : « quelles sont les subventions auxquelles je peux prétendre ? Comment présenter mon dossier ? Comment s’y prendre pour lancer une campagne de financement participatif ? J’ai beaucoup à apprendre d’un chef d’entreprise expérimenté » 

 

Anthony Athimon : « Le mentor pourra me mettre en confiance et confirmer que mon idée est bonne»

« Les artisans sont souvent débordés », constate Anthony Athimon qui travaille dans le secteur du bâtiment. « Très souvent, ils sont contraints d’interrompre leur chantier pour aller se procurer tel ou tel outil ou matériau qui leur fait défaut. Or, un aller-retour : ça prend du temps ! » Fort de ce constat, Anthony développe avec son ami d’enfance informaticien Clément Sugier, l’entreprise VIP (Volumes intérieurs personnalisés). « Par le biais de l’application de VIP, les artisans ou les indépendants sont mis en relation pour effectuer les livraisons : le gain de temps est énorme ! »     

          Lauréats du concours Cap réussite, Anthony et Clément seront bientôt mis en contact avec leur mentor. « Nous allons certainement avoir besoin d’un coup de main pour développer notre réseau professionnel. Je crois aussi que le mentor nous aidera à gagner en confiance. Nous avons une idée qui est bonne et pertinente : il nous faut trouver les armes pour la défendre et la faire éclore ». 

 
 
 

« Maïté Cosnard, lauréate du concours « Cap Réussite 2015», mes mentors ont été choisis en fonction de mes besoins. »

Vous participez au concours de « Cap Réussite » ? Si vous êtes retenus parmi les lauréats, vous serez mis en relation avec un mentor. Il vous apportera toute son expérience dans un domaine dans lequel vous avez particulièrement besoin d’accompagnement. Le choix du couple mentor/mentoré ne relève en rien du hasard !

Lauréate de l’édition 2015, Maïté Cosnard a reçu de la part de ses mentors une aide spécifique en gestion, démarche commerciale et communication. Aujourd’hui, Eléo Conseil, la société de Maïté, spécialisée en financements européens, nationaux et territoriaux, est sur les bons rails. Elle poursuit son développement !